jeudi 24 mai 2012

Arequipa


Après avoir quitté Nasca et ses lignes, et rencontré une Géraldine en attendant mon bus, me voilà arrivée dans un tout autre décor.
Arequipa est une belle et grande ville à 2325 m, entourée de volcans au sommets enneigés qui bénéficie de 300 jours de soleil. Son nom en ayamara signifie "l'endroit derrière la montagne pointue", en référence au volcan Misti.
Volcan Misti, aux faux airs de Mont Fuji
De part cette proximité, Arequipa est sujette aux tremblements de terre, le dernier important datant de 2001.
Volcan Chichani
Dans le centre historique, la grande majorité des maisons sont construites en pierres de volcan blanches, ce qui lui vaut aussi le surnom de "ville blanche".



Cathédrale
Plaza de Armas
Ici on peut louer des téléphones dans la rue pour appeler. Pratique, pas besoin de téléphone portable, suffit de trouver une madame "Llamadas"
Monastère Santa Catalina
Véritable ville dans la ville, ce couvent dominicain a été construit en 1579 par une riche veuve espagnole.
Durant quatre siècles, plus de 170 nonnes et 300 servantes y vécurent.




Patio des orangers


Les nonnes entraient à l'âge de 12 ans et n'en ressortaient jamais.

Chambre mortuaire
Le noviciat ne durait rarement plus d'une année car les jeunes filles étaient alors tenues à l'écart des autres et ne sortaient de leur cellule qu'une fois par jour quelques minutes dans la cour, chacune à leur tour. Elles s'empressaient donc de formuler leurs voeux pour pouvoir participer à la vie du monastère.


En général c'était la deuxième fille qui rentrait au couvent, la première étant destinée à faire un beau mariage arrangé. Cependant, ces dernières rentraient elles aussi au couvent,à l'âge de 3 ans, jusqu'à l'âge de 14 ans, âge du mariage, pour faire leur éducation (couture, prières et obéissance) et garantir leur vertue.
Broderie en fines perles bleues
Au fil des ans, les règles se sont assouplies. Après un gros tremblement de terre, des maisons individuelles ont été construites pour les nonnes par leurs richissimes familles. A cette époque, elles avaient le droit d'avoir jusqu'à 4 servantes. Servantes qui elles avaient le droit de sortir en ville mais qui devaient faire un bain de pureté à leur retour.

Bain de pureté. A l'époque sans nénuphars...

Lors de la grande réforme, les maisons individuelles ont été abandonnées au profil d'une vie en communauté (dortoirs).

Réfectoire communautaire
Le dortoir. Des rideaux séparaient les lits des soeurs
Cellule type
Jardin d'une maison individuelle
Cuisine
Pots de chambre

Chaise percée, une avancée sur les pots de chambre

Infirmerie
Humidificateur
 Lavoirs. Une petite pierre permettait de dévier l'eau pour qu'elle se déverse dans la jarre

Machine à laver "moderne"
 Cuisine communautaire après la grande Réforme avec ses puits de lumière

Puits pour l'eau
Pierre volcanique (poreuse) qui rend l'eau potable !
Le garde manger vivant
Le confessionnal
Vue depuis les toits
Etoile de Noël




samedi 19 mai 2012

Passage à Nasca

Partie tôt le matin d'Ica, j'arrive en fin de matinée à Nasca. Il fait chaud. Mon bus pour Arequipa est à 22h le soir. Va falloir être patiente.
 On the road

J'ai décidé de ne pas survoler les lignes; je trouve les prix trop élevés pour voir des dessins dans le sable et je n'ai pas envie d'être malade dans l'avion.
Après avoir attendu jusqu'en milieu d'après midi et des embrouilles avec l'agence, je pars enfin faire un tour des miradors pour voir ces fameuses lignes. Autant vous dire que depuis le sol, on ne voit pas grand chose. Des lignes droites, les mains et une espèce d'arbre/racines. Les photos ne rendent pas très bien et je regretterais presque de ne pas avoir pris l'avion...ou tout simplement de m'être arrêtée ici !


Les mains de 9 doigts au total, comme un cycle de gestation ou les mois sans eau dans la rivière



l'arbre/racine

La Panaméricaine qui en 1934 a coupé la figure du lézard dont il ne reste pratiquement plus rien
Une momie 
Cependant mon guide était intéressant et très cultivé. Il m'a parlé de Maria Reich, la Dame de Nasca, qui a dédié sa vie à l'étude de ses lignes, de l'entrée du site au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, de la vie dans le désert, etc.  Et il m'a expliqué les différentes hypothèses concernant les lignes.

Elles ont été construites par la civilisation Nasca. Même époque que les Moches et la grande muraille de Chine. Ils enlevaient les cailloux sur une certaine surface laissant la différence de couleur faire  l'effet que l'on connaît. L'érosion est faible car durant la journée, le soleil chauffe les pierres et le sable, ce qui crée une couche thermique d'une vingtaine de centimètres d'épaisseur. Le soir, quand le vent froid souffle, il passe au-dessus de la chaleur et ne balaie ainsi pas le sol.

Plusieurs hypothèses concernant leurs existences:
- représentations de la vie quotidienne, offrandes pour les dieu, centre cérémonial
- canalisations hydrauliques souterraines grâce aux baguettes de sourcier
- pistes d'atterrissage pour les extra-terrestres (certaines y ressemblent vraiment)
- calendrier agricole et/ou carte du ciel
- ...

Particularités : chaque dessin à une entrée qui permet de marcher dans les lignes sans les chevaucher. Apparemment, les Nascas y faisaient des marches au flambeau. Des restes de torches ont été retrouvés
Toutes les lignes droites se centrent aussi sur une colline sacrée où des objets de rituels ont été retrouvés.
Toutes les lignes et les dessins sont à plat. Excepté celles de Palta, d'inspiration de culture précédente, celle de Paracas qui faisait les figures sur des montagnes et en relief.

Plan des lignes et des dessins
Toujours est-il que le mystère perdure.




jeudi 17 mai 2012

L'oasis de Huacachina

On se croirait en plein désert. Au milieu des dunes de sable dignes du Sahara, à 15 minutes de la ville d'Ica, l'oasis de Huacachina.
Un petit lac aux eaux troubles, des pédalos, un pâté d’hôtels et de restaurants et du sable. Le tour est vite fait. Ce qui n'empêche que c'est un lieu agréable pour se détendre, malgré les prix exorbitants.




Ici, hormis la farniente, l'activité principale est le buggy dans les dunes et le sandboard. J'ai testé pour vous. Résultat des tonnes de sable dans les poches et dans le soutien gorge. Et une bonne dose de rires et de cris.

Notre bolide 

Et notre incroyable chauffeur de 81 ans !




On ne le dirait peut-être pas mais y a une sacrée descente là !






Sandbord, c'est parti

Houla, pas si facile tout ça


La grâce
avant la chute ?!

Surfeuses des sables






 Couché de soleil

Une bien belle journée qui se termine avec une Geai-trotteuse ensablée

Retour de nuit sur l'oasis